FRANÇAIS ! RÉVEILLEZ VOUS

26 juin 2020 0 Par CP

Général Vincent Lanata Grand-Croix de la Légion d’Honneur

Le 16 juin 2020

Oui ! Chers compatriotes, héritiers de Molière, de La Fontaine, de Voltaire, de

Chateaubriand, de Lamartine, de Victor Hugo, de Clémenceau et de de Gaulle

et de bien d’autres, tous ces hommes qui ont porté bien haut le bon sens, la

culture et l’honneur de notre nation, mesurez-vous à quel degré de

délabrement et de bassesse nous en sommes arrivés ?

· Est-ce la conséquence de la pandémie que nous avons subie et qui a

probablement émoussé votre esprit critique et altéré votre jugement ? Est-ce

l’oeuvre de mouvements bien organisés qui répandent leur idéologie

pernicieuse ?

· Est-ce le « matraquage » médiatique qui voit défiler de manière récurrente sur

les plateaux des chaines des télévisions d’information continue, des pseudophilosophes

et de petits politiques qui se pavanent et, qui pour la plupart se

targuent d’avoir l’oreille du Président, n’hésitant pas à laisser entendre, tout en

le niant mollement, qu’ils sont régulièrement en contact avec cette très haute

autorité à qui ils prodiguent leurs conseils avisés ?

Pour ma part, ma voix n’a aucun écho ! Il m’est impossible de rivaliser avec ces

têtes pensantes qui tiennent les canaux de l’information ! Je ne suis qu’un citoyen,

qui a peut-être un parcours différent de celui des autres, mais un citoyen qui voit

avec désespoir s’installer à la tête de son pays une cacophonie assourdissante, qui

constate avec désespoir que son pays se vautre dans la démagogie, dans la

couardise de ses dirigeants, en un mot un pays qui ne me parait plus gouverné.

Je tiens à préciser d’entrée que je suis très éloigné des thèses, la plupart du temps

xénophobes, ressassées par les partis politiques extrémistes, qui n’ont pour seul

programme que de mettre de l’huile sur le feu en espérant un jour avoir l’opportunité

d’accéder au pouvoir, pouvoir qu’ils seront bien incapable d’exercer. Cela dit, il

existe aujourd’hui des dérives qui me semblent inacceptables et qui mettent en

cause l’unité de la nation.

· Est-il tolérable d’admettre les paroles du rappeur Nick Conrad lorsqu’il parle de

la France ? Et il y en a bien d’autres : la liberté d’expression est-elle

Compatible avec l’incitation à la haine, à la violence et au meurtre?

· Est-il tolérable d’entendre la Garde des Sceaux proposer de rencontrer les

soutiens d’un justiciable alors que l’instruction de cette affaire est en cours ?

Ne donne-t-elle pas un signal à l’instruction ? Au-delà de l’affront qu’elle subit

par le refus de sa proposition, n’est-ce pas l’appareil judiciaire ainsi que son

indépendance qui est mis à mal ?

· Est-il tolérable d’entendre le ministre de l’Intérieur admettre en fin de compte

que la Police, qu’il a le devoir de protéger, peut être soupçonnée de racisme,

entrainant la colère des forces de l’ordre injustement accusées ? Il est bien

entendu que le racisme doit être combattu avec vigueur, mais de là à laisser

entendre qu’un corps tout entier puisse l’être….La police et la Gendarmerie

sont deux piliers solides de la République, attention à ne pas les désarmer !

On parle beaucoup de « violence policière », mais qui parle de « violence des

délinquants » que les forces de l’ordre ont pour mission de les empêcher de

nuire ? Le policier est dans son rôle d’appréhender un délinquant, si ce dernier

par la violence refuse d’obtempérer, ne se met-il pas lui-même délibérément

en risque, risque qu’il devrait assumer.

· Est-il tolérable d’entendre parler de « l’émotion » qui devrait gouverner les

réactions du pouvoir ? Gouverne-t-on un pays « à l’émotion » ? Mais quelle

idée se fait-on de la manière dont on dirige un pays ?

· Est-il tolérable de voir notre histoire remise en cause ? Est-il tolérable de

constater que de grands noms de notre histoire soient accusés, bafoués ? Estil

tolérable que nous nous accusions « de crimes contre l’humanité » dans

notre période coloniale ?

S’agissant de la notion de crime contre l’humanité, je serais presque tenté

d’accuser la République elle-même, car elle ne se montra pas tendre lors de la

répression de Vendée avec, entre autres, par exemple les « noyades de Nantes »,

et que dire du Tribunal Révolutionnaire ? Mais je dois faire erreur toutes ces

victimes avaient sans doute mérité leur châtiment ! Cette perpétuelle repentance est

insupportable car elle est de plus mise en avant pour des raisons électoralistes

évidentes, entretenues bien souvent par le pouvoir.

On ne refait pas l’Histoire : on vit avec elle, avec ce qu’elle a de bien, de glorieux

mais aussi ce qu’elle a de plus sombre : il est de l’honneur d’un peuple d’être fier de

son histoire et de l’admettre telle qu’elle est sans chercher à en occulter certains

épisodes. Il me vient en mémoire une citation d’Ernest Lavisse l’historien du la fin du

XIXème siècle en parlant de son pays à un enfant partant pour un tour de France

disait : « Tu verras comme la nature l’a faite belle, et tu verras aussi comme son

Histoire l’a faite grande ! ». Ne bafouons pas notre histoire, sans laquelle notre

présent n’aurait pas d’avenir.

Dans son allocution télévisée du 14 juin, le Président de la République a eu des

paroles justes, fortes et claires sur le sujet ; le lendemain un ancien premier ministre

a proposé de débaptiser la salle Colbert de l’Assemblée : peut-on réécrire l’histoire

du XVIIème siècle, avec les mots du XXIème siècle ? N’est-ce-pas lamentable ?

Toutes ces réactions, et il y en a bien d’autres, me semblent être une sorte de

soumission aux exigences de la rue et aux groupes de pression corporatistes, avec

en toile de fond les prochains scrutins.

Il me semble que nous, français, devrions nous réveiller et rejeter toutes ces scories

malsaines qui, malheureusement, trouvent parfois un écho parmi des dirigeants

semble-t-il quelques fois dépassés.

Nous avons à faire face à de lourds défis, comme la crise sanitaire qu’il faut

continuer à prendre en considération ou la crise économique qui va certainement

être dévastatrice et qui aura besoin pour y faire face d’un pouvoir fort et cohérent qui

obtienne l’adhésion du peuple tout entier. Il est encore temps de redresser la barre !

Ayons confiance, mais restons vigilants sur le respect des valeurs fondatrices de

notre nation.