LA MAGRÉBINE

11 octobre 2019 Non Par CP

Ancien  ingénieur  d’affaires  et  de  recrutement  de  cadres  de  PME,  aujourd’hui membre du  Haut 

Conseil  à l’intégration,  Malika  Sorel  a  passé  ses  dix  premières  années  en  France, avant  de 

suivre  ses  parents  en  Algérie où elle  suit sa scolarité.  Après  avoir  terminé l’école  polytechnique 

d’Alger, elle revient en France, où elle suit le troisième cycle de Sciences po.

En  2007,  elle  publie  :  le  Puzzle  de  l’intégration  et  les  Pièces  qui  vous  manquent  (Mille  et  une 

nuits). Elle y explique que la question de l’immigration-intégration doit être traitée globalement et 

non  plus  de  façon sectorielle,  qu’il  faut  cesser  d’octroyer  la  nationalité française  à  des 

personnes  qui  ne  sont  pas  prêtes, psychologiquement  et  moralement,  à  l’assumer,  et

s’appliquer, en revanche, à faire respecter la loi française par tous, sans exception.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Les  émeutes  de  2005  m’ont  poussée  à  écrire  ce  livre  parce  que  je  me  sentais  responsable  de 

n’avoir, alors,  rien  dit.  Moralement,  mais  aussi  sur  le  plan  affectif,  je  ne  supportais plus  cette 

injustice  vis-à-vis  du  peuple  français  :  les  Français  sont  bâillonnés, et  quand  ils  osent 

s’exprimer, on leur fait un procès en racisme ou en xénophobie alors qu’ils veulent simplement 

préserver leur identité.

Mes origines me permettaient peut-être, de dire que la véritable victime de l’immigration est le 

peuple français.

Vous  parlez  beaucoup  du  rôle  délétère  de  la  «  repentance  ».  Non  seulement  pour  les 

Français, mais pour les immigrés eux-mêmes.

Le rôle des élites françaises a toujours été déterminant dans l’instrumentalisation de l’histoire.

La  décolonisation  a  traumatisé  tout  le  monde,  soit ! Mais  il  devrait  tout  de même être  possible, 

cinquante ans après des drames partagés, de traiter sereinement du passé, avec ses ombres et 

ses  lumières,  au  lieu  de  renier  son  histoire  en  se  laissant  enfermer  dans  la  dialectique 

culpabilisation – victimisation.

Or, c’est malheureusement ce qui se passe. Le discours dominant ne parle que des « horreurs » 

de la colonisation, et plus personne n’écoute le peuple français, qui est pourtant le plus légitime 

pour parler objectivement des problèmes engendrés par l’immigration.

De surcroît, transformer les Français de souche en bourreaux, n’a fait qu’injecter le poison de 

la haine dans le coeur des enfants issus de l’immigration.

La  France  s’autodétruit  sans  rendre  service  aux  immigrés,  puisqu’on  attribue  leurs  erreurs,  ou 

encore  leur  manque  d’investissement,  à  la  société.  Une excuse  facile  qu’ils reprennent  pour  ne 

pas assumer leurs responsabilités. A partir du moment où l’on enferme des gens dans le rôle de 

victimes, on leur envoie le signal que tout leur est dû. Or, cela n’est pas vrai.

La  France  fait beaucoup  pour  les  i  mmigrés  et  leurs  descendants,  et  ceux-ci  ont  encore 

énormèment  à  faire  pour  se  rapprocher  des  Français  de  souche européenne,  en  particulier  les

Maghrébins et les Africains dont la culture reste très éloignée de celle de leur pays d’accueil.

Il fallait d’emblée être ferme et affirmer que nos valeurs fondamentales ne changeraient pas. On a 

fait l’inverse. Dans ces conditions, il est naturel qu’ils développent de moins en moins d’efforts pour 

respecter  les  normes  collectives  françaises.  Ils sont  convaincus  que  celles-ci  vont  changer 

pour s’adapter à eux.

Il faut aussi dire aux populations d’origine étrangère tout ce que l’Etat fait pour elles.

L’argent  qui  est  injecté  dans  tous  les  domaines  :  c’est  ainsi  qu’on  aidera  les  enfants  de 

l’immigration  à  se  construire  le  socle  de  reconnaissance  sans lequel  rien  d’harmonieux  ne  sera 

jamais possible.

Ce  n’est pas  en  se  flagellant  qu’on  fera  aimer  la France  aux  enfants  et  aux  adolescents  des

banlieues.

Bien au contraire. Notre comportement relève parfois de la psychiatrie !

Pourquoi l’idée de « discrimination positive » estelle dangereuse à vos yeux ?

Parce que c’est une escroquerie. L’intégration n’est pas un ascenseur automatique, mais un

parcours semé d’obstacles ! L’idée que l’on puisse progresser dans la société de manière passive 

est absurde.  C’est  un  engagement  sur  plusieurs générations,  la  famille  entière  doit  s’engager 

autour du  projet  éducatif.  Aujourd’hui, beaucoup d’élèves ne  font  plus  rien.  Il  faut  arrêter  de  les 

bercer de mensonges ! Pour réussir, il faut se prendre en main.

Et  puis  la  «  discrimination  positive  »  est  injurieuse  pour  les  immigrés  eux-mêmes  :  on  part  du 

principe que les gens issus  de l’immigration  n’y  arriveront pas  seuls  parce que les  Français les 

détesteraient.

C’est  zéro  pointé sur  toute  la  ligne.  Quand  vous  travaillez  dans  une  équipe,  il  faut  acquérir  sa 

légitimité auprès des autres. Si vous n’avez pas respecté le même processus de sélection, c’est 

impossible.  Pour  devenir  légitimes,  les  personnes  issues  de  l’immigration  doivent  se  plier  aux 

mêmes exigences que les autres.

Vous êtes également très sévère avec la Halde !

Elle joue un rôle d’exaspération et de crispation entre les groupes. Elle passe le plus clair de son 

temps  à  exacerber  les  tensions  en  disant  que  les  gens  issus  de  l’immigration  sont  victimes  de 

notre  société,  alors  que  c’est  l’ignorance  des  codes  sociaux  et culturels  qui  empêche  les 

jeunes d’être recrutés.

Cela  avait  été  parfaitement  mis  en  évidence  par  l’analyse  d’entretiens  d’embauche  auxquels  la

sociologue Jacqueline Costa-Lascoux avait assisté.

Le fait qu’on accepte d’eux ce qu’on n’accepterait jamais des autres ne fait que les enfermer dans 

leurs propres codes culturels.

J’ajoute que je prends comme une bonne nouvelle la mise sous tutelle de la Halde. Mais il faut, à 

terme, qu’elle disparaisse. Le système judiciaire français est là pour traiter des vraies affaires de 

discrimination. On n’a nul besoin d’une institution qui participe, vraisemblablement sans le vouloir, 

à dresser les gens les uns contre les autres.

Qu’opposer, alors, aux doctrines que vous dénoncez ?

Rien d’autre que le modèle d’intégration républicain qui fonctionnait très bien ! On doit accueillir les 

gens dans la communauté française et non l’inverse. Ils doivent respecter le système français. 

Si on avait fait ça, on aurait suscité le désir d’intégration.

Mais comment y parvenir quand on injecte 200 000 nouveaux entrants par an dans une société

déjà  en  proie  à  des  difficultés  majeures  ?  C’est irresponsable,  grave  et  fondamentalement

dangereux.

Il  est  évident que là  réside  le  défi  des  prochaines  années  :  si  l’on  continue comme aujourd’hui, 

nous irons vers des troubles majeurs.

Trop de gens arrivés récemment n’éprouvent plus le besoin de respecter la loi de la

République, et reconstituent leurs sociétés d’origine sur le territoire français. Si rien n’est fait

pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable.

Quelles pressions, justement, exercent ces sociétés reconstituées ?

Dans les cultures maghrébines et africaines, le groupe prend possession de l’individu. Or, plus la 

société est déstructurée et permet des accommodements, plus les membres des groupes mieux 

structurés  sont  tentés  de  bafouer  les  règles  françaises,  qu’on  peut  défier  à  moindre  risque.  La 

culture de l’école de la République que les enfants ramènent à la maison est aussitôt rejetée parce

qu’elle ne correspond pas aux normes culturelles d’origine.

Le  racisme  anti-blanc  est  une  réalité.  L’insulte  suprême  utilisée,  c’est    céfranc  “.  Les 

professeurs nous le disent : être sérieux en cours, c’est déjà, pour certains, vouloir devenir 

français : une honte, car assimilé à une traîtrise. Les bons élèves sont, de ce fait, de plus en 

plus soumis à  des  pressions par les  enfants  issus  de la même origine  culturelle.  Le  fait que les 

institutions françaises, la police et l’école soient attaquées n’est évidemment pas anodin. Or , on 

continue  à excuser  les auteurs  de  ces  attaques,  à  les  déresponsabiliser  en  invoquant  leurs 

conditions sociales.

Ces mêmes populations, avec des conditions sociales nettement inférieures, ne se comportent

pas ainsi dans leur pays d’origine. C’est bien la preuve que l’attitude de notre société a joué un 

rôle déterminant dans l’apparition des problèmes que nous connaissons.

Vous accusez le droit du sol. Pourquoi ?

Devenir français est un processus qui doit être personnel, car il faut être prêt à assumer d’inscrire 

ses  propres  descendants  dans  un  nouvel  arbre  généalogique  qui  n’est  pas  celui  de  ses 

ascendants biologiques et culturels. Il y a là, une véritable rupture, très difficile à assumer. C’est 

pourquoi, aujourd’hui, pour une multitude de raisons, peu de gens ont le désir de devenir français. 

Ils prennent les papiers parce qu’ils savent que c’est le sésame avec lequel ils n’auront plus 

jamais faim.  Ils  sont honnêtes et l’avouent :  – “  je  ne  suis  pas  français,  j’ai  juste  les  papiers !   

C’est  la  classe  politique,  dans  son  ensemble,  qui  ment  et  occulte  ce que  signifie  l’identité 

française.

La communauté française reste pour l’instant silencieuse, car elle est bâillonnée, mais, comme 

dans  tous  les  pays  du  monde,  elle  n’est  pas  prête  à accepter  comme  françaises  des 

populations étrangères à son identité. Il y a aujourd’hui, en France, une négation fondamentale 

du droit des Français à être français.

Quelle distinction faites-vous entre insertion et intégration ?

L’intégration, c’est le fait d’assumer l’héritage du peuple français, de porter soi-même les valeurs et 

les  principes  des Français, de les  transmettre à  ses  propres  enfants.  Il  y  a  une  forte  dimension 

affective et morale. On ne peut pas exiger cette étape, elle est trop personnelle, trop intime. En 

revanche,  l’insertion est  absolument  non  négociable, c’est  le  respect  des  règles  et  lois  de  la 

société.

Nombre  de  ces  règles  sont  tacites.  Elles  ne  sont  pas  nécessairement  inscrites  dans  des  lois. 

L’insertion dans la société française constitue une étape indispensable avant l’intégration dans la 

communauté nationale française. C’est ce que ne respecte pas le droit du sol.

L’une des plus grandes erreurs a été, selon vous, de dégrader l’apprentissage de la langue 

et de la culture française. Pourquoi ?

L’école  de  la  République  a  un  savoir  à  transmettre, qui  crée  un  référentiel  commun  à  tous  les 

enfants.

La langue est un passeport culturel pour naviguer dans la société française. On les a empêchés 

de  pouvoir  le  faire en  revoyant  nos  exigences  sans  cesse  à  la  baisse. Pis,  l’école  s’est  mise  à 

verser  dans  le  relativisme  culturel,  et même à  leur  transmettre  des  éléments  de  leur  référentiel 

culturel alors que, c’est bien la seule chose que leurs familles leur transmettent.

Aimer une langue est un tremplin pour aimer un peuple. Au travers de la langue, des textes de

littérature et aussi des contes et des chansons enfantines , c’est bien la culture qui est transmise.

Aujourd’hui,  dans  les  rues,  dans  les  cours  d’école,  on  ne  parle  plus  français.  C’est  un  signe, 

sans équivoque, du réel refus d’intégration. Sans compter qu’un enfant qui ne peut s’exprimer et 

se faire comprendre du fait de la pauvreté de son langage a une plus grande propension à devenir 

violent.

Commençons donc par accentuer l’effort sur la maternelle et sur les premières classes de l’école 

primaire,  en  réduisant les  effectifs  par  classe  et  en mettant  l’accent  sur  la  transmission  de  la 

langue.

Revoyons aussi le circuit des allocations. Il Faut impérativement que cet argent aille, en priorité, 

au  projet  éducatif,  ce  qui n’est  pas  le  cas  aujourd’hui.  A  chaque  rentrée  scolaire,  au  lieu  de 

remettre aux parents un chèque qui, souvent, sera envoyé dans le pays d’origine, donnons un 

cartable, des cahiers et des livres directement à l’enfant.

Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ?

Il faut la mettre en place, et il faut cesser de donner la nationalité française à tout le monde.

Les gens qui risquent aujourd’hui la déchéance de nationalité n’auraient jamais dû l’obtenir. Il faut 

vraiment que les politiques s’occupent de toutes ces questions très rapidement. Beaucoup, parmi 

eux, sont habités par la peur car les populations de l’immigration leur apparaissent comme ayant 

facilement  recours  à  la  violence.  Il  va  pourtant  falloir  avoir  le  courage  de traiter  toutes  les 

dimensions  de  ce sujet.  C’est  dans  l’intérêt  de  tous.  Notre  société  est  chaque  jour  plus 

déstabilisée. C’est la cohésion nationale qui est désormais en jeu !

Tout accepter met la France par terre !

Et, si nos dirigeants acceptent que l’Education Nationale enseigne l’arabe dans nos écoles comme 

certains  de  nos  politiciens  le  demandent,  la  France  sera foutue  et  disparaitra sous  la

domination de l’islamisme !!!